Rodolphe Burger's video box

Good – Patrick Mario Bernard
Good
Patrick Mario Bernard
Happy Hour – César Vayssié
Happy Hour
César Vayssié
Poème en or – Yvan Schreck
Poème en or
Yvan Schreck
Hard times – Clément Jandard
Hard times
Clément Jandard
Rien ni personne – Yvan Schreck
Rien ni personne
Yvan Schreck
Fx of Love – Juliette Terreaux
Fx of Love
Juliette Terreaux
Waste Land – Léa Troulard
Waste Land
Léa Troulard
Lenz – Stephen Loy
Lenz
Stephen Loy
Good - 2 – Stephen Loye
Good - 2
Stephen Loye
Poème en or - 2 – Auriane Legendre
Poème en or - 2
Auriane Legendre
Hard Times (Live) – Le Cargo ! Galerie Agnès B.
Hard Times (Live)
Le Cargo ! Galerie Agnès B.

Good

Patrick Mario Bernard

Patrick Mario Bernard, né en 1961 à Thionville, est un ancien élève des Beaux-Arts de Metz. Il est plasticien, réalisateur et compose pour le cinéma sous le pseudonyme de Rep Müzak. Il a co-écrit et réalisé avec Pierre Trividic, Le Cas Lovecraft(1998), Ceci est une Pipe (2000), Dancing (2002), Une famille parfaite (2005), l’Autre (2009) et L’Angle Mort (en cours de production). De 2014 à 2017, il entreprend de réaliser un long métrage autour de Rodolphe Burger, le film s’appelle GOOD.

Pourquoi Good (le clip) ?

Rodolphe Burger m’avait invité à participer à une résidence à Lausanne pour y endosser le rôle de VJ, c’est à dire créer des vidéos et les mixer en live pour les concerts. C’est pendant les répétitions que j'ai entendu Good pour la première fois. C’est aussi dans ces circonstances que j'ai fait la connaissance de Christophe Calpini qui a joué un rôle déterminant dans la fabrication de l’album. Good est un morceau paradoxal. Les mots empruntés à Beckett, ceux que Rodolphe a choisis, résonnent comme des questions qui n’attendent pas de réponses ou des réponses à des questions non posées (Je suis seul, dans le présent. Bien. Le temps passe. Bien.). J’aime cette éloquence sans discours, à la croisée des chemins, qui ne fabrique pas d’histoire, pas d’image. J’aime le son, la syncope, les textures sonores, le crescendo jusqu’à l’arrivée fantômale des cuivres, brillants comme des voitures.

Happy Hour

César Vayssié

César Vayssié réalise des films et conçoit des évènements. Il investit plusieurs champs artistiques. Ni danseur ni chorégraphe, il utilise la danse comme phénomène d’engagement. Il collabore avec Boris Charmatz, Philippe Quesne, François Chaignaud...Ses œuvres ont été montrées au Folkwang Museum (Essen), au Théâtre Nanterre-Amandiers, au MuCEM (Actoral.15),à la FIAC Paris, à la Tate Modern, au MOMI de New-York... et dans de nombreux lieux dédiés aux arts visuels et au spectacle vivant. César Vayssié a également réalisé des clips pour Laurent Garnier, Keren Ann et Avia entre autres.
www.cesarvayssie.com

Pourquoi Happy Hour (le clip) ?

J’ai découvert Happy Hour en live au CND, j’ai tout de suite vu les images d’un univers de nuit qui évoque un mood à double tranchant, un plaisir vénéneux en forme de slow. Il était possible de convoquer des références « cinégéniques » paradoxales (David Lynch versus la comédie musicale américaine). Une sorte de cauchemar agréable avec une voix off qui semble évoquer des instants vécus mais flous. Et puis, nous partageons avec Rodolphe une passion pour Rio Bravo.

Poème en or

Yvan Schreck

Né à Mulhouse en 1973, Yvan Schreck commence à l’âge de 17 ans à réaliser des courts-métrages. En 1998, il s’installe à Séville où il travaille pendant sept ans, filmant essentiellement le flamenco. Passant par la fiction, il apprend le cadre avec Jean-Yves Escoffier. Il combine jusqu'à aujourd'hui le métier de réalisateur avec celui de cadreur sur plusieurs films de fiction dont Apnée de Jean Christophe Meurisse. En 2015 il co-dirige avec Samuel Thiebaut (Oleo Films) la collection Histoires de, avec un premier épisode sur le chanteur Arno et un second sur Rodolphe Burger. Jusqu'en 2017, 12 épisodes sont produits.

Pourquoi Poème en or (le clip) ?

Un jour j'ai perdu un ami. Ensemble nous faisions de la musique et nous filmions des choses. Maintenant qu'il est parti, je regarde ces images et j'ai l'impression qu'il est là.
Je les ai montés sur Poème en or dans l'urgence. Sur pellicule, on se dit que ce qui fut était si intense qu'on se demande pourquoi ça disparaît, pourquoi ça nous abandonne? Ce clip est une petite machine qui se bat contre nos disparitions.

Hard times

Clément Jandard

Né en France en 1991, Clément Jandard commence à réaliser des films au sein de l'Ecole Nationale d'Arts de Paris-Cergy après des études de montage à Biarritz. En 2016 il réalise Le Bonhomme des neiges avec le soutien du G.R.E.C. et tourne actuellement La Cellule de contact, un long métrage documentaire autour des recherches paranormales d’un groupe de médiums.

Pourquoi Hard times (le clip) ?

C’est notamment par ce morceau de Skip James que je suis entré dans ce blues des années 30 que j’aime énormément. C’est donc assez naturellement que je me suis dirigé vers cette reprise de Rodolphe qui travaille ce genre dans un décalage grinçant qu’il m’a intéressé de poursuivre. Le clip parcourt différentes strates d’un paysage de campagne Japonais, et présente des scènes en apparence décousues mais traversées par le même rythme lancinant et tellurique du blues.

Rien ni personne

Yvan Schreck

Né à Mulhouse en 1973, Yvan Schreck commence à l’âge de 17 ans à réaliser des courts-métrages. 
En 1998, il s’installe à Séville où il travaille pendant sept ans, filmant essentiellement le flamenco. Passant par la fiction, il apprend le cadre avec Jean-Yves Escoffier. Il combine jusqu'à aujourd'hui le métier de réalisateur avec celui de cadreur sur plusieurs films de fiction dont Apnée de Jean Christophe Meurisse. En 2015 il co-dirige avec Samuel Thiebaut (Oleo Films) la collection Histoires de, avec un premier épisode sur le chanteur Arno et un second sur Rodolphe Burger. Jusqu'en 2017, 12 épisodes sont produits.

Pourquoi Rien ni personne (le clip) ?

En filmant mon fils et ses copains je me demandais : Mais qu'est ce qu'on va bien pouvoir leur dire à ces enfants ? De quelle morale peut-on être vraiment convaincu dans un monde en guerre ? Et puis je me suis dit que ça, oui, c'était une valeur sûre : Tu ne tueras pas, un point c'est tout. Dit par l'immense Rodolphe Burger, c'est carrément sans appel. Eux, ils dansent et ils ont bien raison. Dans ce clip j'ai voulu que ce soit la tendresse qui fasse le travail et pas la peur. Un cinéaste à dit un jour, « Une image n’est pas forte parce qu’elle est brutale ou fantastique, mais parce que l’association des idées est lointaine et juste. » J'aime bien cette phrase.

Fx of Love

Juliette Terreaux

Née en 1991, Juliette Terreaux est scénographe et plasticienne. Originaire de Besançon, elle est diplômée de l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Elle travaille sur la doublure des espaces fantômes ou cachés : à partir d’un travail d’enquête sur le bâti, elle construit des espaces narratifs où se mêlent fantasme et réalité.

Pourquoi Fx of Love (le clip) ?

« Ma découverte de FX of love coïncide avec celle d’un appartement haussmannien dévoré par les flammes. Je le traverse quelques jours plus tard, et me reviennent les paroles du refrain : you’ve gone bad, since I left. La musique et l'habitat calciné m’évoquent une déclaration de haine prenant les traits d’une enfant et de son double maléfique. Sur les lieux du drame, elles se confrontent dans un récit à deux voix où celle qui a mal tourné n’est peut-être pas celle qu’on croit. »

Waste Land

Léa Troulard

Léa Troulard a fait ses études aux Arts Décoratifs de Paris. Elle est maintenant photographe et réalisatrice, principalement de documentaires, et dirige un atelier de réalisation autour du cinéma expérimental à l’université de Saint Denis (Paris 8).

Pourquoi Waste Land (le clip) ?

J’ai entendu Waste Land pour la première fois à la radio. Il y a une poésie mystérieuse et planante dans cette chanson, qui m’inspire des images d’un autre monde. C’est une chanson-univers, sur laquelle je me suis sentie libre de créer des images oniriques, inhabituelles.

Lenz

Stephen Loy

Stephen Loye mène un travail centré sur le cinéma et les problématiques qui découlent de ce medium. Issu des écoles d'art, il continue à pratiquer le dessin, l'écriture et la performance musicale. Cependant, il ne passe pas toujours par le cheminement classique d'un film et pense d'autres formes possibles dans le cadre de ce qu'il qualifie de Laboratoire d'Anthropologie Fictionnel (ainsi, le détournement du film d'entreprise et de commande), dont font partie les deux clips réalisés pour Rodolphe Burger.

Pourquoi Lenz (le clip) ?

À partir d'images vidéo libres de droit, j'ai cherché sur internet le mot « nature ». Les images se sont accumulées et tissées. J'ai pensé, et tenté de reconstituer, artificiellement l'ivresse de Lenz. Lui, vivant très directement ce sentiment de nature, que j'artificialise au maximum pour plonger le spectateur dans un paradis de synthèse ; avec l'espoir d'une distance critique...

Good - 2

Stephen Loye

Stephen Loye mène un travail centré sur le cinéma et les problématiques qui découlent de ce medium. Issu des écoles d'art, il continue à pratiquer le dessin, l'écriture et la performance musicale. Cependant, il ne passe pas toujours par le cheminement classique d'un film et pense d'autres formes possibles dans le cadre de ce qu'il qualifie de Laboratoire d'Anthropologie Fictionnel (ainsi, le détournement du film d'entreprise et de commande), dont font partie les deux clips réalisés pour Rodolphe Burger.

Pourquoi Good - 2 (le clip) ?

Des images de reconstitution de faits-divers en 3D réalisées par une entreprise privée sont montées sur le rythme de la musique de Rodolphe. Ces images servent à mettre en scène les chaînes d'information quand elles n'ont pas d'images. Dans la chanson, il parle d'hiver...
J'ai mis sur ces images des flocons, laissant sur elles un voile doux : celui du théâtre informationnel qui se désincarne jusqu'à ne montrer que des pantins qui jouent avec la mort ; en attendant Godot...

Poème en or - 2

Auriane Legendre

Auriane Legendre – étudiante en Master à l’École Nationale Supérieure d'Art de Paris Cergy – est une artiste et curatrice travaillant entre Paris, et les Gorges du Verdon. Sa démarche centre autour d'une base documentaire des expérimentations politiques et poétiques s'essayant à repenser les formes codifiées de la production d'images. Sa réflexion sur les enjeux de la place de l'audiovisuel dans la société actuelle l'amène à remettre en question ses procédés de diffusion. L'image pour elle se doit de sans cesse se replacer dans un monde au mouvement perpétuel, duquel elle est la résonance.

Pourquoi Poème en or - 2 (le clip) ?

Lors de notre premier échange avec Rodolphe, dans un café des alentours de Ménilmontant, j'ai été très touchée par la liberté d'action qu'il nous remettait dans ce projet. Je pense qu'il est un artiste puissant en ce qu'il est créateur d'atmosphères multiples. À l'écoute de GOOD je suis très vite tombée dans Le poème en or, dans sa longueur soutenue, dans son accessibilité. J'ai naturellement choisi d'illustrer l'immersion, ce titre m'ayant permis d'utiliser un plan séquence que viennent perturber, enchanter, des temps parallèles. Le bleu en sera peut être, encore une fois, partout présent, le fruit.

Hard Times (Live)

Le Cargo ! Galerie Agnès B.

Pourquoi Hard Times (Live) (le clip) ?

Écouter Rodolphe Burger c'est s'ouvrir à toute une galerie de fantômes. Des fantômes de toutes sortes. Fantomes d'un autre âge, certains encore bien vivants, d'autres immortels. Des fantômes intemporels qui vous envoutent, vous emportent, vous font voyager vers des contrées lointaines, des époques oubliées. C'est beau et envoutant.
Renaud de Foville

Un très grand merci à William, à Michaëlle et à l'équipe de la Galerie Agnes B. pour leur accueil.